Du 02/07/2018 au 07/07/2018

Les Fresques darnétalaises de retour !

Ce spectacle historique est une aventure  humaine. Une cinquantaine d’acteurs bénévoles, encadrés par la troupe de la Littoralité francophone et dirigés par François Généreux, mettent en lumière chaque année une partie de l’histoire de leur ville. Les costumes et décors qu’ils réalisent contribuent à fédérer autour des Fresques une ambiance de troupe où chacun a sa place.  

  • Lundi 2 juillet à 22 h : Parvis de l'église Carville (partie 1)
  • Mardi 3 juillet à 22 h : Services techniques municipaux, rue de Préaux (partie 2)
  • Vendredi 6 et samedi 7 juillet à 21 h 30 : Jardin des couleurs

Quatre ans, trois mois et sept jours après...

Quatre ans, trois mois et sept jours après l’entrée en guerre de la France et de ses alliés, l’armistice est signé au petit matin, dans un train à Rethondes (Oise). Le 11 novembre 1918, les armes se taisent à onze heures. L’envahisseur allemand est vaincu. 

Date de commémoration symbolique de la première guerre mondiale, le 11 novembre ne marque pas tout à fait la fin de la guerre. Le véritable traité de paix ne sera signé que huit mois plus tard et d’autres conflits directement liés à la Grande Guerre éclatent, notamment en Europe de l’Est.
En novembre 1918, alors que les combats cessent sur le front occidental, les soldats français attendent d’être démobilisés. Usés par la guerre, marqués par les deuils successifs, ces hommes sont sous les drapeaux depuis quatre à sept ans. Et pourtant, l’annonce de l’armistice ne marque pas la fin des épreuves car il leur faut encore plusieurs mois avant d’être libérés.

Les démobilisés vivent dans l’inquiétude : celle de retrouver une place, leur place dans un monde civil qui a fonctionné sans eux pendant toute la guerre. Les échos qui parviennent aux soldats démobilisables de leurs camarades démobilisés ne sont pas toujours rassurants. La crainte de l’infidélité des femmes et la fragilité des couples sont fréquemment évoquées.

Sur le plan professionnel, les entreprises sont dans l’obligation légale de reprendre leurs anciens employés. Mais il faut envoyer un avis à l’employeur par lettre recommandée dans les quinze jours qui suivent le retour chez soi, ce que beaucoup oublient de faire. Par ailleurs, bien souvent, le patron fait valoir, d’un air embarrassé, qu’il lui est impossible de mettre à la porte celui qui a remplacé le soldat mobilisé pendant quatre ans - quand ce n’est pas l’entreprise elle-même qui a fermé au cours de la guerre.

L’indemnité de démobilisation, 490 francs pour une année dans une unité combattante, ne représente guère plus de deux mois de subsistance. ‘‘Ils ont des droits sur nous’’, avait déclaré Clémenceau à propos des anciens combattants de la Grande Guerre. En réalité, si la démobilisation est un succès du point de vue logistique, c’est un échec du point de vue de la reconnaissance nationale - ce qui aura des conséquences lourdes dans les années 1920 et 1930. La situation des 500 000 prisonniers de guerre est plus douloureuse encore. Sur eux pèse le soupçon des conditions de leur capture et de leur collaboration avec l’ennemi. Leur retour n’est pas célébré officiellement et leur souffrance durant la guerre n’est pas reconnue.

Le 11 novembre marque la fin d’une tragédie. Les Fresques darnétalaises 2018 se proposent de clore leur célébration du Centenaire de la Première guerre mondiale.

Au travers de divers tableaux, liés par les relations entre les personnages, nous découvrirons et suivrons diverses destinées, retraçant et racontant des épisodes significatifs de ce qu’ont pu être la fin de la guerre et le retour à la vie civile pour les militaires mais aussi pour les populations de l’arrière.

Production de la Ville de Darnétal, les Fresques darnétalaises sont conçues en partenariat avec l’association la Littoralité francophone et avec le soutien de la Mission du centenaire de la Première guerre mondiale.

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